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Nos besoins en protéines

Comment définir les protéines ?

  • Ce sont des polymères d'acides aminés reliés entre eux par des liaisons peptidiques, dégradées au cours de la digestion par des enzymes protéolytiques. Ainsi lors de la digestion, certains acides aminés sont libérés, avant d'être absorbés au niveau intestinal pour être ensuite véhiculés par le sang jusqu'aux cellules de l'organisme.

  • Il existe 9 acides aminés essentiels, non synthétisables par l'organisme, à apporter obligatoirement par l'alimentation : leucine, isoleucine, valine, tryptophane, phénylalanine, méthionine, lysine, arginine et histidine.

  • On parle de protéine de haute qualité biologique, si cette dernière contient l'ensemble des acides aminés essentiels ; dans le cas contraire, on parle de facteurs limitants.

Quelles sont les principales fonctions des protéines ?

  • Elles ont un rôle "plastique" au niveau des tissus, notamment au niveau de la masse musculaire.

  • Rôle dans la cicatrisation (arginine)

  • Rôle important dans les échanges d'eau, elles participent à la pression oncotique dans l'organisme.

  • Rôle catalytique avec des enzymes (protéines) responsables de nombreuses réactions chimiques.

  • Elles interviennent dans le mécanisme de la contraction musculaire (complexe actine-myosine).

  • Rôle de transporteur de certaines molécules dans le sang (lipoprotéines pour le cholestérol, hémoglobine pour le sang, transferrine pour le fer).

  • Rôle de défense immunitaire (les anticorps sont des protéines).

  • Rôle de régulation du système endocrinien (de nombreuses hormones sont des protéines).

  • Rôle dans la circulation de l'information (récepteurs cellulaire et messagers sont des protéines).

  • Rôle dans l'expression du génome : les facteurs de transcription sont des protéines.

  • Rôle énergétique secondaire, si défaut de substrats énergétiques (cependant risques majorés de perte musculaire et dénutrition)

Quels sont nos besoins journaliers en protéines ?

Les besoins varient en fonction des populations (enfants, adolescents, femmes enceintes, femmes allaitantes, personnes âgées).

  • Les adultes bien portants (c'est à dire en bonne santé) devaient consommer en moyenne 10 à 20% de l'AET (apport énergétique total) en protéines, avec un apport de sécurité de 0,8 gr /Kg/J du poids corporel idéal.

  • Pour les femmes enceintes, les besoins sont augmentés au troisième trimestre (12 à 20% de l'AET), les protéines sont indispensables pour le développement et la croissance du foetus.

  • Pour les femmes allaitantes, les besoins sont fixés entre 12 et 20% de l'AET.

  • Les personnes de plus de 70 ans devraient consommer en moyenne 15 à 20% de l'AET en protéines, afin de prévenir la fonte musculaire, les risques de dénutrition liés au vieillissement, avec un apport de sécurité de 1gr/kg/J du poids idéal.

  • En cas de pathologie : les besoins protéiques sont en général augmentés pour palier, prévenir le risque de dénutrition, la fonte musculaire, favoriser une meilleure cicatrisation secondaire à une intervention chirurgicale, prévenir le risque d'escarre en cas d'alitement prolongé, etc. Des compléments nutritionnels oraux (CNO) pourront être recommandés sur prescription médicale.

Où trouvent t-on les protéines ?

  • Distinction entre les protéines animales et les protéines végétales.

  • Les protéines animales bénéficient d'une meilleure absorption au niveau intestinal (meilleur coefficient d'utilisation digestive ou CUD) par rapport aux protéines végétales.

  • Cependant les aliments sources de protéines animales sont également pourvus d'acides gras saturés qui doivent être limités, afin de palier leurs risques athérogènes, avec possibilité de développement de pathologies cardiovasculaires.

  • Les protéines végétales sont de moins bonne qualité biologique, avec une absorption intestinale amoindrie. Cependant certaines associations peuvent être réalisées pour atteindre le profil d'absorption d'une protéine animale ("association céréales - légumes secs" indispensable pour les régimes végétariens, végétaliens)

  • Aliments sources de protéines animales : viandes, poissons, oeufs, produits laitiers, fromages

  • L'oeuf est considéré comme l'aliment protéique de référence.

  • Aliments sources de protéines végétales : céréales, légumineuses, fruits oléagineux, fruits amylacés, tubercules, algues (exemple de la spiruline).

  • "L'association céréales + légumineuses" permettra une meilleure absorption protéique (en effet les céréales pauvres en lysine mais riches en méthionine pourront être associés aux légumes secs riches en lysine et pauvres en méthionine).

  • Exemples d'aliments complémentaires : semoule-pois-chiche / riz-haricots rouges / lentilles-riz / maïs et haricots rouges, etc.



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